THÉRAPIES DE CONVERSION DE L’HOMOSEXUALITÉ : UN VOTE INQUIÉTANT POUR L’ÉGALITÉ EN PAYS DE LA LOIRE

Le Sénat a voté le mardi 7 décembre, à 305 voix pour et 28 contre, l’interdiction des thérapies de conversion, qui prétendent « guérir de l’homosexualité« . Bruno Retailleau, ancien Président de la Région, actuellement conseiller régional, Laurence Garnier, Vice-Présidente de la Région jusqu’en juin 2021 à la culture et à la solidarité, ainsi que deux autres sénateurs LR de la région, ont voté contre. Il est clair que la majorité régionale est aujourd’hui sous l’influence de la fraction la plus réactionnaire de la droite, alors qu’elle compte plusieurs membres issus de Sens commun et de la Manif pour tous. 

Guillaume Garot, président du groupe, détaille : “Nous sommes très inquiets quant aux conséquences sur les actions de la Région. Ce vote fait froid dans le dos lorsque l’on sait que la Région impulse les actions éducatives au lycée, où la découverte de l’orientation sexuelle est encore trop souvent taboue, ou qu’elle a compétence pour soutenir les associations qui luttent contre les discriminations”. 

L’élu complète : “La lutte pour l’égalité est une lutte de tous les instants, et cette prise de position de Bruno Retailleau et de sénateurs LR fait douter de la volonté de la droite régionale de lutter pour l’égalité et contre les discriminations en Pays de la Loire. Rappelons que dans le précédent mandat, la majorité régionale avait coupé dans les subventions aux associations de lutte contre l’homophobie”. 

 

Aussi, le groupe Printemps des Pays de la Loire demande à Christelle Morançais, Présidente de la Région, de se désolidariser de ce vote, et d’affirmer que l’homosexualité n’est pas une maladie à guérir. Le groupe attend que la Région soutienne clairement les associations qui œuvrent, notamment dans les lycées, contre toutes les discriminations. 

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