BUDGET 2022 – LA MAJORITÉ RÉGIONALE BAISSE LA GARDE FACE À LA CRISE, IGNORE LES SOUFFRANCES DU QUOTIDIEN ET NE PRÉPARE PAS NOTRE RÉGION POUR DEMAIN

A l’occasion du premier budget du mandat, les 12 élus du Printemps des Pays de la Loire déplorent “un budget qui ne traduit pas de priorités, qui oublie les promesses, qui ne saisit pas les opportunités, et qui surtout ignore la crise. Pourtant, l’urgence ne va pas disparaitre au 1er janvier 2022 !« .

Guillaume Garot, président du groupe, détaille : « la majorité nous dit maintenir le cap, mais les crédits d’investissement dans la transition énergétique diminuent, les crédits de fonctionnement pour la culture et le sport aussi.

Concrètement, cela signifie que la majorité ne se donne pas les moyens d’atteindre les objectifs qu’elle se fixe : 100% renouvelables en 2050 d’après le SRADDET, mais baisse de 25% des investissements en 2022 pour la transition énergétique.

Côté culture et sports, cela signifie à terme une baisse de 3,3 millions d’euros des subventions à la vie associative, aux sports, à la culture, à la lutte contre la précarité. Le plan Marshall promis n’aura tenu que le temps de la campagne« .

Stéphane Ibarra, élu en charge des finances, ajoute : « nous avons dans ce budget une chance : 400 millions d’euros de fonds européens. Mais là encore, l’opacité est totale sur la destination prioritaire de ces fonds : nous appelons la majorité à se saisir de cette opportunité et d’en faire des leviers pour dynamiser les politiques locales, soutenir la vie associative, et rebondir face à la crise« .

Guillaume Garot ajoute : « Face aux urgences sociales, territoriales, environnementales, le Printemps des Pays de la Loire, opposition constructive, proposera des mesures concrètes. Notre priorité est le pouvoir d’achat. Nous proposerons le remboursement immédiat de l’abonnement aux transports scolaires 2021-2022 pour les familles des élèves boursiers, pour alléger le budget transport des familles modestes ».

Guillaume Garot apporte enfin une précision : « ces mesures sont toutes financées dans l’enveloppe budgétaire présentée. Lors de cette session, la majorité nous demande de voter 41 millions d’euros au total pour construire un « système de vente unifié des billets de transports ». Cette dépense est devenue nécessaire uniquement à cause de l’ouverture à la concurrence des TER, à laquelle nous nous sommes constamment opposés. Nous pensons que ces 41 millions d’euros seraient plus utiles au soutien du pouvoir d’achat et au maintien du service public ».

Véronique Mahé et Eric Provost concluent : « les urgences à moyen terme ne sont pas non plus prises en compte. En 2035, les voitures neuves thermiques seront interdites à la vente et pourtant la Région ne propose pas de stratégie de transition pour la filière automobile. Il faut former dès aujourd’hui pour éviter que l’urgence écologique ne crée demain une nouvelle urgence sociale. Il est urgent de mettre les acteurs (entreprises, syndicats, Région, État) autour de la table : ce sera le sens du vœu que nous proposerons de porter ensemble à nos collègues de la majorité ».

Les actus de la campagne

Aller au contenu principal